De Karl LOUIS (Haiti)

De Karl LOUIS (Haiti)
09:24:17
Subject: L'histoire haitienne est en marche !
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Les journalistes occidentaux suivent à la trace l?horreur haïtienne. Des montagnes de boue dévalant les pentes, des paysans désespérés implorant un Etat absent, des camionnettes délabrées dandinant sur des routes à peine carrossables, des enfants dénudés crevant la dalle, des chimères acculés à une violence illégitime, des hommes presque-bêtes décapités par des ames presqu'innocentes-
Tel est le visage disgracieux peint par les Draculas occidentaux qui veulent faire partager à leur compratriote l'humanité haitienne.

Si hélas,la bestialité emboîte quotidiennement le pas à l?humanité dans ce pays, il demeure que ce pays respire encore. Voilà t-il pas que ce pays existe tout de même après toutes ces commotions. Il a survécu à ces deux siècles d?ouragans. Il a résisté aux forces maléfiques et perfides décidées à dépeçer ce petit lopin de terre flottant au coeur des Amériques.

C'est pourquoi,il faut rendre hommage au peuple haïtien dont la misère mais comme le dit si bien lyonel Trouillot n'équivaut pas au «misérabilisme »

Il y a du génie créateur chez ces paysans perchés dans les campagnes silencieuses d?Haïti. Il y a du génie dans l?œuvre de ces peintres haïtiens qui peignent la douleur haïtienne aux couleurs des arcs-en ciel à venir. Il y a de la noblesse dans le courage du peuple haïtien.

Ce courage là, de ces femmes, de ces enfants, de ces vieux,de ces paysans à travers l?embrouillamini de la misère, donne du frisson à ceux qui ont la chance de jouir d?une prospérité mal méritée.

Emportés par le mistral de l?histoire, les exclamations de ce peuple, loin d?être scellées par les scélérats, résonnent encore comme le tonnerre du ciel.

Les haïtiens n?aiment pas cette Haïti-là.
Cette Haïti des tontons macoutes
Cette Haïti des chimères
Cette Haïti des minorités-apprivoiseurs
Cette Haïti des deux vitesses
Cette Haïti des pestilences
Cette Haiti des malouks
Cette Haïti des pseudos Dessaliniens
Cette Haïti des intolérances.

La grande majorité des haïtiens, nègres, mulâtres, veulent éliminer les gangrènes qui phagocytent le pays. Ils souhaitent une Haïti prospère. Ils oeuvrent pour la paix.

Mais quelques populistes névrosés ci et là saoulent le peuple avec des doctrines puantes d?un autre âge empêchant la marche de l?histoire.

Lorsque les haïtiens de la diaspora cesseront de mettre de l?huile sur le feu en se recroquevillant sur les souffrances éteintes du colonialisme occidental, lorsqu?ils comprendront les enjeux véritables du moment, lorsqu?ils commenceront à mettre la main à la patte, lorsqu?ils cesseront de s?enivrer des tafias amers ingurgités dans des calebasses empoisonnées, Haïti, ce squelette de vache, cette saltimbanque, cette trémousseusse d?écumes, cette terre sans horizon, sera le nouveau ruisseau de la renaissance nègre, la plus belle étoile des antilles.

La jeunesse en veut à cette diaspora indécente et ran-tan-plan
ces réveilleurs de zombis,
ces excités idéalistes,
ces gobes-populasses,
ces haineux amphigouriques,
ces batteurs de tam tam nègres,
ces soldats kamikazes,
ces bossus de l'esprit,
ces nains sans visions,
ces sans méthodes
ces profiteurs de l'insécurité
ces historienvores qui ne vivent que de mythe.

Tous ces loups-garous n?ont rien compris à Marx, à Dessalines, à Duvalier, à la colonisation, à la décolonisation, au capitalisme, à la politique, à l?économie, et à l?occident. Ils sont comme des flammes en spirale qui veulent tout saccager pour un prophète des temps modernes. Ces pleureurs du passé veulent malgré eux taire l?enthousiasme des bonnes volontés. Ils s?accroupissent comme des vautours pour délecter chimériquement la moisissure des dernières tripes de la nation.

La jeunesse haïtienne courageuse a besoin d?oxygène, elle veut la tranquillité, la sécurité, elle s?étouffe des attaques haitianophobes des chimères fouteurs de merde, elle n?est pas fière d?un gouvernement de facto technocrate, mais elle s?en accommode pour une meilleures transition démocratique devant déboucher sur des élections en 2005.

Cette jeunesse malheureuse et courageuse siffle l?alarme de l?histoire désormais en marche.

# Posté le mercredi 03 août 2005 18:22

L'arrivée

L'arrivée
Pour venir sur Haiti

Nous étions TRois représentant la Guadeloupe:

Janluk Stanislas (Réalisateur) avec son court-métrage qui à fait une véritable succés.

Daniel Goudroufe (Photographe), Présentant son expo sur "le mouvement artistique" de la Guadeloupe en Noir & Blanc. Qui avait déjà fait un travail reconnu sur les orphelinat à Port au Prince.

et le film Nèg MARON

# Posté le mercredi 03 août 2005 18:15

Vu d'en haut....

Vu d'en haut....

# Posté le mardi 26 juillet 2005 14:45

Direction Haïti Chérie (Festival de Jakmel du 9 au 16 juillet)

Direction Haïti Chérie (Festival de Jakmel du 9 au 16 juillet)
Merci pour cette fabuleuse et riche aventure chez nos Frêres Haïtiens.

Guetty et Hervé Cohen, Patrick Boucard & David Belle

Foss et Courage

Le Festival Film Jakmel a l?honneur d?annoncer la sélection officielle de la deuxième édition du festival qui aura lieu du 9 au 16 juillet 2005 à Jacmel, en Haïti. Cette année, une section spéciale sera réservée aux films de la Caraïbe et de l?Amérique Latine et présentera environ 20 films en provenance des pays voisins d?Haïti. De plus, environ 80 autres films seront présentés dans les catégories suivantes : Afrique, France, Cinéma La Kay ( Haïti), Cinéma du Monde, Planète Terre et Films d?Enfants.

En ouverture du festival cette année, nous aurons la chance de découvrir en avant-première, le film Cousines Cousines, réalisé par le cinéaste haïtien , Richard Sénécal et produit par Claudy Joseph etWilkenson Bruna . Cousines sera projeté le 9 juillet sur Wharf de Jacmel à 8h00 PM. Lescomédiens de ce film sont : Jessica Généus, Soledad Paiguy Elizabeth, Jerry Lentz Rocher, Jimmy Jean-Louis, Rudolf Moise, Roland Dorfeuille, James Gabriel, Catherine Hubert, Ricardo Lefèvre, Raynald Dimanche. A l?issue de la projection, un grand concert gratuit sera offert avec legroupe Plezi . Une conférence de presse avec le réalisateur, les producteurs et les acteurs du film Cousine se tiendra à FOSAJ, 5-7 Rue Saint Anne, Jacmel, le dimanche 10 à midi.

Nous aurons l?honneur d?accueillir des invités de marque qui viendront de l?étranger pour assisterau festival : Raoul Peck ( Sometimes in April April) , Dany Laferrière ( ) Comment Conquérir l?Amérique en une nuit nuit), Jeff Zimbalist ( ), Favela Rising Rising), Andrew Dosunmu ( ), Hot Irons, Yizzo Yizzo Yizzo), ), Abderrahmane Sissako ( Les Gosses, Premiers pas, La Vie sur Terre Terre), Jean Claude Flamand-Barny ( Neg Maron), Janluk Stanislas, (Trafik D?Info), Maxence Denis (L'Arbre de la Liberté),), Jacques Roc (Pluie d?Espoir) Wilkenson Bruna ( Cousines Cousines), Jimmy Jean-Louis ), (Cousines), Frantz Voltaire ( Au nom du père) et J.T. Walker ( Passengers Passengers).

Nous attendons aussi la venue des réalisateurs haïtiens qui viendront présenter leur(s) film(s) :Arnold Antonin ( GNB contre Attila & Radio Haiti Haiti), Rachel Magloire ( ), La Tour Inachevée Inachevée), Catherine), Hubert ( La Face de L'ombre L'ombre), Carl Lafontant ( ), Pou 50 Kob, Kontrayete, David Auto Parts Parts), Kendy), Verilus ( Thompson le Grand Grand), Jean Claude Bourjolly ( ), Son Son Son), Amelia Shaw ( ), Nou bouke, DeyeMon, Sou Wout La, Dapre Nou Nou), et Guy Regis Junior ( ), Pays Sauve qui Peut Peut).

Les parrains de la deuxième édition du Festival Film Jakmel sont l?Ambassade de France,
l?Ambassade d?Espagne, l?Agence Espagnole de Coopération Internationale, Crowing Rooster Arts et l?Ambassade du Brésil.

La mission du Festival Film Jakmel et d?unir, d?éduquer et de divertir les Haïtiens et les étrangers àtravers le cinéma. Toutes les projections sont gratuites et ouvertes au public. En plus des
projections qui auront lieu dans la journée et dans la soirée, le Festival et FOSAJ proposeront desateliers intensifs de cinéma animés par des professionnels invités ainsi que des concerts gratuits,des débats, une exposition de peinture présentant les oeuvres de l?artiste Benoît Tschieret, invité pour l?occasion ainsi qu?une exposition de bijouterie présentant le travail de 3 créateurs suédois.

Le Festival Film Jakmel a été fondé en 2004 par David Belle et Patrick Boucard, les co-directeurs du festival. M. Belle un réalisateur expérimenté originaire des Etats-Unis et M. Boucard est un artiste haïtien, fondateur et directeur de FOSAJ, une fondation dont le but est d?émanciper le peuple haïtien à travers l?art et la culture. L?équipe du festival à Jacmel se compose d?Haïtiens et d?étrangers.

Pour consulter le catalogue et le programme complet du festival, visitez le site web du festival www.jakmelfilm.ht
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# Posté le mardi 26 juillet 2005 14:41

Modifié le vendredi 29 juillet 2005 12:48

Stéphane Pocrain

Stéphane Pocrain
Par Stéphanie BINET
lundi 20 juin 2005

Stéphane Pocrain en 5 dates
27 novembre 1972
Naissance à Paris (XVe).
Septembre 1982
Lit des contes créoles sur Radio Nord Essonne.
Novembre 1990
Négocie avec Jospin le plan d'urgence pour les lycées. Novembre 1998 Elu porte-parole des Verts.
19 juin 2005
Meeting pour la création d'un comité pour l'égalité.



ur l'esplanade du Trocadéro, des milliers d'Antillais se recueillent le 23 mai 2005 pour commémorer la mémoire des victimes de l'esclavage. Les personnalités sirotent un ti'punch derrière la scène quand finalement les spectateurs exultent. Stéphane Pocrain, 32 ans, vient de prendre la parole : «Nous ne retournerons plus jamais en arrière, le mouvement est lancé. La mémoire de l'esclavage, les discriminations au logement, à l'emploi, ne sont pas seulement le problème des Noirs ou des Maghrébins, mais c'est aussi celui de toute la société française.» L'ex-porte-parole des Verts voudrait que ce discours signe son retour. Ses amis le surnomment Pasteur Pocrain.

Hier, il a appelé à la création d'un comité «l'Egalité pour changer» : «Ce n'est pas une nouvelle association antiraciste qui ne dit pas son nom, explique-t-il. C'est un mouvement politique, qui dit : "En France, ce qui est en panne, c'est l'égalité et de là découlent tous les maux."» Mais Stéphane Pocrain n'est connu du grand public que pour son rôle de chroniqueur pince-sans-rire dans l'émission quotidienne On a tout essayé sur France 2.

Depuis qu'il a cessé d'être le porte-parole des Verts en 2002, le militant est, en effet, devenu l'un des membres de la bande à Ruquier, coincé entre le lofter Steevie et le psychanalyste Gérard Miller. Là, dans ce café du commerce télé, les chroniqueurs encensent ou descendent en flammes pièces de théâtre, livres, disques... «Je l'avais repéré dans un débat politique, raconte Laurent Ruquier, je trouvais qu'il incarnait bien cette génération politique, en phase avec la réalité, anti-langue de bois et qui rue dans les brancards. Je lui ai proposé dès 2001 de nous rejoindre.» A l'époque, il refuse. En 2002, «après la catastrophe politique du 21 avril», après des bouleversements dans sa vie intime, après la paternité, et après de nombreuses engueulades avec les Verts, Stéphane Pocrain se lance à la télé : «J'avais peur en y participant de perdre toute crédibilité. Je n'ai pas l'impression de m'être déshonoré.»

Comme les rappeurs, Pocrain, ancien danseur hip-hop et membre d'un groupe éphémère de l'Essonne, les Damnés de la Terre, préfère employer le mot nègre que celui de black. Il aime les push-lines, les phrases chocs, les rimes qui claquent : «Il fallut que ce soit un pédé qui mette un Noir en prime time, résume-t-il. Pour moi, Ruquier est le représentant d'une France populaire. C'est la preuve que le problème dans ce pays, ce n'est pas la xénophobie du peuple, c'est la "mixophobie" des élites. Elles sont blanches, masculines, vieillissantes et s'organisent très bien pour rester entre elles.» Vêtu d'un T-shirt avec le slogan «Produit de banlieue», Stéphane Pocrain refuse qu'on assimile sa démarche à du populisme : «Etre porte-parole des Verts, c'est être celui de la France de Télérama et des Inrockuptibles, et puis quand on fait Ruquier, on redécouvre la France de Télé Star et de Télé 7 jours. Aujourd'hui, la gauche ne connaîtra pas de victoire, si elle ne réconcilie pas les lecteurs des Inrockuptibles avec ceux de Télé 7 jours. Quand on est de gauche, on ne peut pas militer dans le mépris de ce qu'est le peuple.»

Fils d'une institutrice et d'un économiste, guadeloupéens et jamais mariés, Stéphane Pocrain (qui porte le nom de sa mère) a depuis son enfance connue les mouvements associatifs et militants. Il est le dernier de six enfants, le seul à être né en métropole. De 1983 à 1995, le paternel, José Pentoscrope, est un élu socialiste, conseiller municipal à Massy dans l'Essonne. Lors du bicentenaire de la Révolution française, ses parents demandent que la municipalité installe sur la place Victor-Schoelcher une statue de la figure historique, Toussaint-Louverture, un ancien esclave qui a obtenu l'indépendance d'Haïti : «A 10 ans, raconte Pocrain, je connaissais tout du code noir (qui établit les règles de l'esclavage). Je lisais des contes créoles pour les enfants sur une radio associative. Quand tu grandis ici, tu te rends bien compte que pour les autres, tu viens d'ailleurs, sauf que personne ne t'explique jamais d'où tu viens.» En 1983, alors qu'Henri Emmanuelli, nouveau secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, rend une de ses premières visites officielles, il récite par coeur Prière d'un petit Nègre, je n'irai pas à leur école de Guy Tyrolien. «Le gamin était déjà culotté», se souvient le père. A la maison, sa mère a affiché une photo de Nelson Mandela qu'elle n'enlèvera qu'à la libération du Sud-Africain. Elle regarde avec son fils les débats de l'Assemblée nationale, puis le voit s'intéresser à l'écologie : «Après avoir regardé une émission de Nicolas Hulot, il faisait un exposé le lendemain, à ses camarades de classe. Il conseillait même une de ses institutrices pour les sorties.» Pocrain préfère dire, lui, qu'il s'est engagé dans l'écologie populaire après avoir lu un article sur Chico Mendes, figure brésilienne de la lutte ouvrière pour la préservation de la forêt amazonienne assassiné en 1988. En 1990, lycéen, il descend dans la rue contre le gouvernement de Michel Rocard dont Lionel Jospin est le ministre de l'Education nationale. Porte-parole, déjà, du mouvement lycéen, il est de ceux qui négocient alors un plan d'urgence : «On disait qu'on ne voulait pas d'éducation à deux vitesses. Les jeunes, qui luttent contre la loi Fillon, ont dit exactement la même chose. Qu'est-ce qui a changé ? En 1990, les casseurs s'en prennent aux vitrines. En 2005, ils s'en prennent aux mômes du cortège. Pourquoi ? Parce que les inégalités se sont exacerbées, et qu'ils ont le sentiment, justifié malheureusement, d'être en concurrence. Les lycéens sont des gens qui vont réussir alors qu'eux sont exclus de l'espoir même de cette réussite.»

Aujourd'hui, Pocrain revient plus activement à la politique. L'électron libre se cherche une structure et des troupes. Il a demandé à adhérer à nouveau au parti des Verts où l'on ne se bouscule pas pour commenter son retour. Le «bébé flingueur», comme l'appelait Dominique Voynet, n'a pas laissé que de bons souvenirs. «Il faut que Stéphane travaille sa fiabilité, son respect des règles et son engagement dans la durée», explique Marie-Christine Blandin. Le conseil national des Verts examinera avec réserve sa candidature, tandis que lui laisse planer la rumeur d'une candidature à la présidentielle en 2007 : «En tout cas, je ne suis pas moins légitime qu'un autre militant vert. Pour l'instant, je suis candidat à créer les conditions pour que les Verts passent la barre des 10 % pour la prochaine présidentielle.» La mère de Stéphane Pocrain n'aimerait pas que la politique fasse de son fils le Nègre de service. Lui non plus : «En France, il y a un phénomène de Nègre ou d'Arabe autorisé. Je ne suis pas devenu militant politique pour m'occuper simplement de la cause des Noirs. J'ai un avis sur le clonage, la bioéthique, la démocratie participative. Il se trouve que les micros ne se tournent pas beaucoup vers moi sur ces questions. »

# Posté le dimanche 26 juin 2005 15:43