Une très bonne initiative

Une très bonne initiative
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 26 juin 2005 15:36

Le DVD NèG MARON

Le DVD NèG MARON
Attention le DvD du film NèG MARON sort le 28 SEPTEMBRE... Avec plein de bonus...

Pour tous ceux qui ont gérer le Dvix, il a failli tuer le film pendant son l'exploitation en salle.

Le DvD est une nouvelle occasion de montrer l'attachament au film si vous l'avez aimer.

# Posté le jeudi 23 juin 2005 18:56

Modifié le lundi 01 août 2005 10:14

De Karl LOUIS (Haiti)

De Karl LOUIS (Haiti)
Message: de Karl Louis (Haiti)

Je tenais à féliciter et encourager le réalisateur Jean-Claude Flamand Barny pour son premier long métrage.

L'histoire se passe dans un quartier populaire de La Guadeloupe d'aujourd'hui. Josua et Silex, amis d'enfance, délaissés par un système qui les ignore et un père syndicaliste devenu alcoolique. Ces deux jeunes vivent leurs tracas quotidiens avec une bande de copains en étant les petites mains du système. Marcus, fils de Béké va leur confier une affaire qui va les aspirer dans une spirale incontrôlable.

L'histoire de Josua et silex pourrait presque nous rappeler la situation des chimères en Haïti. Des jeunes laissés pour compte par une société cynique qui les utilisent pour faire le sale boulot. Pointés du doigt, ces jeunes orphelins deviennent les fusibles d'une société sans éthique.

Si quelques images peuvent laisser entrevoir un décor naturel magnifique, l?oeil du réalisateur se veut témoin d'une réalité antillaise triste dégagée des folklores habituels cachant la paupérisation de la masse.

Loin de rechercher l'amen des Békés, le réalisateur à travers le personnage de Josua renouvelle le maronnisme en lui assignant la mission universelle de faire résonner l'écho de la liberté.

Fini le temps des fatalismes d?une société antillaise qui croupit dans les cales de l'obscurantisme, c'est le temps de la renaissance pour cette nouvelle génération qui se veut pragmatique en osant initier des projets délicats mais positifs.

Nombreux sont les films antillais qui oublient d'engager la réflexion autour de vrais problèmes qui préfèrent s'accommoder de film-spectacle. Neg maron restitue une parole directe en créole fonctionnant avec ses propres codifications. Si le dialogue peut produire des effets politiques, la caméra de Jean Claude Flamand est apolitique, elle ne fait que de traduire des passions intériorisées en créant une dynamique psychagogique destinée à éveiller l'esprit du spectateur.


Je n'en dirais pas plus.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 22 juin 2005 18:14

Modifié le mercredi 22 juin 2005 18:42

Un Fameux Festival...

   Mai 2005

     Un fameux festival !

J?admets que ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un metteur en scène sénégalais de 1,90 m faire de l'auto-stop à Gustavia en boubou africain jusqu'aux orteils ! Mais pendant le Festival du film de Saint-Barth qui a lieu chaque avril, tout est possible. En fait, notre invité de Dakar, Moussa Sene Absa, fut d'une présence formidable, avec ses vêtements chamarrés, sa cane sculptée, et sa pipe. Son film, Madame Brouette, emmenait l'assistance au Sénégal où il décrivait les luttes d'une femme aux prises avec certaines strates de la société africaine contemporaine. Bien que le thème de notre festival soit (je dis « notre » car j'organise ce cycle annuel avec mon mari Rosemond et notre ami Joshua Harrison, producteur de film à New York) principalement antillais, nous avons constaté que notre public apprécie aussi des incursions occasionnelles d'autres provenances francophones. Cette année, quelques-uns de nos autres films venait de pas bien loin, comme Biguine, par Guy Deslauriers de la Martinique et Neg Maron par Jean-Claude Flamand Barny de Guadeloupe. Mais rien ne nous avait préparé au succès de Neg Maron ! En général, nous allons sur les lieux de la projection vers 19 h pour installer les chaises, les hauts-parleurs (n'oubliez pas que les films sont projetés sur le court de tennis de l'AJOE en plein air et encore un grand merci à l'AJOE pour l'accueil de cette tournée !) et commencer à faire sauter le pop corn et chauffer les saucisses des hot dogs. Mais ce soir-là, en arrivant, une longue file de gens étaient déjà là, plutôt des adolescents, qui attendaient pour acheter leur ticket. A l'heure de la projection, un peu après 20 h, nous cherchions désespérément d'autres chaises car toutes celles sur lesquelles on avait pu mettre la main était distribuées. C'était la plus forte affluence que nous ayons eue pour un film du festival, sauf peut-être pour Antilles sur Seine quelques années auparavant. Ma fille Rachel et son amie Amy ont fait sauter tant de popcorns, vendu tant de hot dogs et de boissons fraîches que j'ai cru qu'elles allaient trépasser de chaleur ou d'épuisement. Un des éléments-clés de ce film vient du fait que l'un des rôles principaux était tenu par Admiral T. un musicien de reggae-rap, très populaire en Guadeloupe (vous n'en avez jamais entendu parler ? Il faudrait penser à vous brancher !) Heureusement qu'il ne s'est pas montré ce soir-là en personne, il n'aurait pas survécu à la foule. Mais nous avons été très contents que tous ces teenagers soient venus voir le film ? une tranche de vie dans la Guadeloupe d'aujourd'hui et ses problèmes sociaux. Et ce qui nous a surpris fut que ces jeunes se soient vraiment très bien comportés ! Parfois nos spectateurs adolescents sont plus concernés par eux-mêmes que par le film, formant deux cercles de chaises à l?arrière du court de tennis, tripotant leur téléphone cellulaire, jouant à des jeux, envoyant des textos, que sais-je ? Mais cette fois-ci, c'était différent et on peut simplement espérer que c'était par intérêt pour l'intrigue du film. Nous avions ouvert le festival avec une reprise du Buena Vista Social Club comme « best of? » des neuf années précédentes, et l'avons clos par « Motorcycle diairies », une version par Walter Salles des aventures du jeunes Ernesto « Che » Guevara, avant qu'il devienne le fameux révolutionnaire que l'on connaît. L'un dans l'autre, ce fut une bonne cuvée de films cette année, que beaucoup de spectateurs ont qualifiée de « la meilleure de toutes ». Ce qui veut dire qu'il va falloir s'accrocher pour que la prochaine soit encore meilleure. C'est ainsi que quand quelqu'un a gentiment suggéré à Rosemond qu'on devrait faire un festival comme ça deux ou trois fois par an, j'aurais aimé être là pour voir la tête qu'il a faite !

    A Bientôt,

    Ellen Lampert-Greaux
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 22 juin 2005 17:29

Modifié le mercredi 22 juin 2005 18:37

Tony Coco Viloin

Tony Coco Viloin
 
Route de Mandja (la)
de Tony Coco-Viloin
durée : 26'
2004



Cent cinquante ans après l?arrivée des premiers indiens en Guadeloupe, Mandja*, un garçon d?une dizaine d?années, découvre à travers l?album photos de sa mamie, l?épopée de ses ancêtres venus de loin ainsi que leur apprentissage de la terre guadeloupéenne.

Après les traumatismes de la période esclavagiste et la découverte d?une origine vieille de plus de 9000 ans, les guadeloupéens restent-ils attachés à la culture de leurs ancêtres indiens ? Qu?ont-ils conservé, qu?est-ce qui a été caché ?

Des réponses s'offrent aux lecteurs en quête de réconciliation avec la mémoire du monde.
De découvertes en découvertes, le documentaire marque un temps d?arrêt de 26 minutes et observe l?indien face à l'Histoire. « La Route de Mandja » cesse d?être une reproduction du réel et nous donne à voir des choses qui n?existeraient plus?

(*) : nom donné par les indiens au Safran ou Curcuma.

fiche technique :

D?après une idée de : Eric Rayapin
Scénario : Eric Rayapin / Tony Coco-Viloin Durée : 26 min
Genre : Documentaire de création Année : 2004
Réalisation : Tony Coco-Viloin
Montage : Pascal Garel
Support : DVD
Format : DVC Pro 50
Langues : Créole / Français
Sous-titres : Français
Images : Michel Dunan
Son : Jacques Marie Basses
Musique : Tous droits réservés
Assistant-Réalisateur : Dimitry Zandronis
Avec le soutien de :
Conseil Régional de Guadeloupe, Auto Guadeloupe
Directrice de prod. : Christine Vial-Collet
Production exécutive : ICV
Production : ACPCA



Note d?intention du réalisateur
Pour « La Route de Mandja »

Après « Le Cri des Neg Mawon » (1992), en l?occasion du tricentenaire des peuples noirs, « L?Esclavage, Crime contre l?Humanité » (1998), en mémoire du cent cinquantenaire de l?abolition de l?esclavage dans les colonies françaises, « Les statues vivent aussi.. » en commémoration du génocide arménien (Marseille ? 1998), « Delgrès? à la Postérité » (2002) et « Karukéra ? Gorée » à l?occasion du bicentenaire des sacrifiés de 1802? Je peux reconnaître que la mémoire, l?apparence et la parole traversent ma filmographie comme des thématiques prédominantes, à la fois foncièrement humaines et viscéralement cinématographiques.
En assumant ma casquette de réalisateur guadeloupéen, je conviens également d?assumer ce précieux héritage, de le revaloriser et de lui reconnaître sa place dans la culture nationale, dans l?édification de la société de demain. C?est une nécessité historique et un garant pour la lutte contre toute forme d?exclusion. La Guadeloupe qui s?est indianisée comme beaucoup d?autres pays du globe, se doit de reconnaître la totalité de son patrimoine naturel et culturel, si elle veut affirmer correctement sa personnalité et se libérer de tous ses complexes. A ce titre, l?épisode du peuplement indien de la Guadeloupe ne peut demeurer une mise en parenthèses. Ouvrir les parenthèses, c?est un peu pour moi comme ouvrir un album photo. C?est le procédé de narration qui me semble convenir pour, raconter ce prisme que représente l?histoire de notre métissage, nourrir notre mémoire de demain. C'est ainsi que m?a happé cette enquête documentaire, proposée par Eric Rayapin. La rencontre entre l?information et la poésie peut encore relever d?une quête de sens.
Photo signifiant lumière, graphe, écriture, j'en déduis que la photographie est l'art d'écrire avec la lumière, la confirmation est subtilement posée grâce au travail de Nicolas Nabajoth.
Pas de lumière, pas d'image, je pense que la lumière aussi révèle les choses du monde. Il serait dommage de se passer de cette vérité.

Une façon de tourner et de raconter ?

Le choix des personnages est basé sur un schéma narratif archétype de la transmission : la grand-mère, le grand-père, le petit-fils. Tous les trois permettent au récit d?avancer selon un principe de montage parallèle que l?on a mis en place avec Pascal Garel, bourré de talents. La musique indienne originale, mais également traditionnelle (Guadeloupe) permettent à chacun de passer du souvenir au présent.
Puissent les abeilles que nous sommes féconder les fleurs de notre culture, juste pour qu?elles ne meurent pas? L?indianité, loin d?être une idéologie est l?une de ces fleurs? Alors fleurissons nos maisons en cette année de commémoration.

Tony Coco-Viloin

# Posté le mercredi 22 juin 2005 16:51